L’histoire de Phage

Du Microscope à la Matière : L’Histoire de Phage

L’histoire de Phage ne commence pas dans la poussière d’un atelier, mais sous les néons blancs d’un laboratoire.

Scientifique de formation, j’ai passé mes premières années professionnelles en milieu hospitalier, au cœur de la tempête de la crise sanitaire. De cette période, j’ai gardé une rigueur absolue et le goût du détail invisible. Pourtant, le besoin de créer de mes propres mains, de toucher la matière et de revenir à mes racines a fini par s’imposer. Une opportunité s’est présentée là où tout a commencé pour moi : à Millau, ma terre natale.

C’est dans cet écrin, capitale historique du cuir, que je me suis formée pendant trois ans aux exigences du semi-luxe. J’y ai appris que le cuir ne se travaille pas, il s’écoute. En octobre 2023, forte de cet héritage et de ma soif d’indépendance, j’ai fondé Phage.

Le Regard de l’Archère

 

Mon travail est indissociable de ma vie de sportive de haut niveau. Archère depuis 15 ans, aujourd’hui Championne de France Élite 3D (2024) et championne de France 3D (2025), je connais l’exigence du terrain. Pour un compétiteur, l’équipement n’est pas un accessoire : c’est un prolongement de soi.

C’est cette quête de la performance et de l’ergonomie qui guide mes créations. Qu’il s’agisse de maroquinerie classique ou technique, chaque pièce est pensée pour être aussi robuste qu’élégante, capable d’accompagner le mouvement sans jamais l’entraver.

Photo : FFTA

Un Engagement

sans compromis

 

Parce que le sport et le beau doivent appartenir à tous, j’ai choisi de placer l’inclusion au cœur de Phage. Concevoir des articles sur-mesure pour les personnes en situation de handicap n’est pas une simple commande, c’est une mission : celle de prouver que la technique peut s’adapter à chaque corps, chaque pratique, sans exception.

Cet engagement est aussi local. En rachetant mes matériaux auprès d’entreprises de la région dans un esprit de surcyclage, je limite mon empreinte pour préserver les paysages qui m’inspirent.

Aujourd’hui, mon atelier est membre du Pôle Cuir Aveyronnais. À travers Phage, je suis fière de soutenir la candidature de notre territoire à l’UNESCO, pour que le travail du cuir et l’agropastoralisme de Millau continuent de briller, un point de couture après l’autre.